Bruxelles somme les Etats européens à mieux protéger les joueurs en ligne


Les ravages des jeux en ligne sont nombreux et parfois imprévisibles. Consciente de ces dangers, la Commission européenne a publié une liste de principes visant à mieux protéger les parieurs et joueurs en ligne.

Une série complète de recommandations

Chaque année, les jeux d’argent en ligne attirent plusieurs centaines de milliers de parieurs de tous horizons en France. En dépit des mesures prises depuis la légalisation de ce secteur, les risques d’addiction ne sont jamais parfaitement évités. La Commission européenne vient ainsi de rappeler à ses États membres une liste complète de principes, censés renforcer la protection des joueurs sur internet, en particulier les mineurs. Cette liste recommande entre autres la mise en place d’un meilleur système d’identification du consommateur, lequel doit indiquer et justifier son âge et son identité lors de l’enregistrement.

Les informations fournies doivent être vérifiées par l’opérateur, avant acceptation. L’instance incite également les États à exiger des intermédiaires un meilleur dispositif de soutien et d’accompagnement du joueur, incluant notamment des alertes sur les gains/pertes, les limites de dépenses à fixer lors de la souscription ou la possibilité de sortir temporairement du jeu en cas de coup dur. L’instauration d’une plateforme d’assistance téléphonique fait aussi partie des propositions de la Commission européenne.

Bientôt une application dans les législations européennes ?

Les principes évoqués par la Commission européenne sont publiés à titres indicatifs. Chaque État membre est libre de les introduire dans leur propre législation, en fonction des conditions de jeu sur son territoire et de ses objectifs en matière de jeux en ligne. Bruxelles souhaite néanmoins voir les États de l’Union adopter au moins une partie de ces recommandations dans les mois à venir. L’institution leur demande ainsi de notifier les mesures prises conformément à ces recommandations dans un délai de 18 mois suivant leur publication. Elle évaluera les résultats de ces principes 30 mois après leur présentation, soit d’ici décembre 2016.